Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/572

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un plus grand nombre d'affaires très importantes. C'est pour cette raison, puisque tu veux le savoir, que je viens rarement en ces lieux.

SOCRATE.

Voilà ce que c'est, Hippias, d'être un homme vraiment sage et accompli ; car d'abord tu es en état de procurer aux jeunes gens des avantages bien autrement précieux que l'argent qu'ils te donnent [281c] en grande quantité ; et ensuite tu peux rendre à ta patrie de ces services capables de tirer un homme de la foule, et de lui acquérir de la renommée. Cependant, Hippias, quelle peut être la cause pour laquelle ces anciens, dont les noms sont si célèbres pour leur sagesse, un Pittacus, un Bias, un Thalès de Milet, et ceux qui sont venus depuis, jusqu'à Anaxagoras, se sont tous ou presque tous éloignés des affaires publiques ?

HIPPIAS.

Quelle autre raison, Socrate, penses-tu qu'on puisse alléguer, [281d] si ce n'est leur impuissance à embrasser à-la-fois les affaires de l'état et celles des particuliers ?

SOCRATE.

Quoi donc ! au nom de Jupiter ! est-ce que, comme les autres arts se sont perfectionnés, et