Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/593

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dra ; mais s’il se rend ridicule par là, c’est ce que la chose elle-même fera voir. Je veux néanmoins te faire part de ce qu’il me dira.

HIPPIAS.

Voyons.

SOCRATE.

Que tu es plaisant, Socrate ! me dira-t-il. Une belle cavale n’est-elle pas quelque chose de beau, puisque Apollon lui-même l’a vantée dans un de ses oracles ? Que répondrons-nous, [288c] Hippias ? N’accorderons-nous pas qu’une cavale est quelque chose de beau, je veux dire une cavale qui soit belle ? Car, comment oser soutenir que ce qui est beau n’est pas beau ?

HIPPIAS.

Tu dis vrai, Socrate, et le dieu a très bien parlé. En effet, nous avons chez nous des cavales parfaitement belles.

SOCRATE.

Fort bien, dira-t-il. Mais quoi ! une belle lyre n’est-elle pas quelque chose de beau ? En conviendrons-nous, Hippias ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Cet homme me dira après cela, j’en suis à-peu-près sûr, je connais son humeur : Quoi donc,