Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/607

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


HIPPIAS.

Peut-être.

SOCRATE.

Peut-être donc es-tu cet impie, me dira-t-il, toi qui soutiens qu’il est beau en tout temps et pour tout le monde, d’être enseveli par ses descendans, et de rendre les mêmes devoirs à ses ancêtres. Hercule et les autres qu’on vient de nommer ne font-ils pas partie de tout le monde ?

HIPPIAS.

Je n’ai pas prétendu parler ainsi pour les dieux.

[293b] SOCRATE.

Ni pour les héros apparemment ?

HIPPIAS.

Non, du moins pour ceux qui sont enfans des dieux.

SOCRATE.

Mais pour ceux qui ne le sont pas ?

HIPPIAS.

Oui, pour ceux-là.

SOCRATE.

Ainsi, à ton compte, c’eût été, ce semble, une chose affreuse, impie et laide pour les héros tels que Tantale, Dardanus et Zethus ; et pour Pélops et les autres nés de mortels comme lui, ce serait une belle chose ?