Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/622

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


HIPPIAS.

Cela doit être.

SOCRATE.

Ainsi il paraît que la définition qui fait consister le beau dans ce qui est avantageux, utile, capable de produire quelque bien, loin d’être la plus belle de toutes les définitions, comme il nous semblait tout-à-l’heure, est, s’il est possible, plus ridicule encore que les précédentes, où nous pensions que le beau était une fille, et chacune des autres choses que nous avons énumérées.

HIPPIAS.

Il y a toute apparence.

SOCRATE.

Pour ce qui me regarde, Hippias, je ne sais plus de quel côté me tourner, et je suis bien embarrassé. Et toi, te vient-il quelque chose ?

[297e] HIPPIAS.

Non, pour le présent ; mais, comme je t’ai déjà dit, je suis bien sûr qu’en réfléchissant un peu je trouverais ce que nous cherchons.

SOCRATE.

L’envie que j’ai d’apprendre ce que c’est ne me permet pas d’attendre que tu aies le loisir d’y réfléchir. Et puis je crois que je viens de faire une bonne découverte. Vois si le beau n’est