Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/627

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venant d'une autre source ne saurait être belle. L'accorderons-nous ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Mais, dira-t-il, ce qui est agréable par la vue l'est-il tout à-la-fois par la vue et par l'ouïe ? Et pareillement, ce qui est agréable par l'ouïe l'est-il à-la-fois par l'ouïe et par la vue ? Nous répondrons que ce qui est agréable par l'un de ces sens ne l'est point par les deux, car apparemment c'est là ce que tu veux savoir ; mais nous avons dit que l'une et l'autre de ces sensations, prise séparément, est belle, et qu'elles le sont aussi toutes deux ensemble. N'est-ce pas là ce que nous répondrons ?

[299d] HIPPIAS.

Très bien.

SOCRATE.

Une chose agréable, quelle qu'elle soit, dira-t-il, en tant qu'agréable, diffère-t-elle de toute autre chose agréable ? Je ne vous demande point si un plaisir est plus ou moins grand, plus ou moins vif qu'un autre ; mais s'il y a des plaisirs qui diffèrent entre eux, en ce que l'un est un plaisir et l'autre ne l'est pas. Nous ne le pensons point, n'est-il pas vrai ?