Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/629

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SOCRATE.

Mais ces plaisirs sont beaux l'un et l'autre, à ce que vous dites. Ne le disons-nous pas ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Ils ont donc une même qualité qui fait qu'ils sont beaux, une qualité commune à tous les deux, et particulière à chacun. [300b] Car il serait impossible autrement qu'ils fussent beaux tous les deux ensemble, et chacun séparément. Réponds-moi comme si tu avais affaire à lui.

HIPPIAS.

Je réponds qu'il me paraît que la chose est comme tu le dis.

SOCRATE.

Si donc ces deux plaisirs pris ensemble ont quelque qualité qui n'est point particulière à chacun d'eux, ce n'est point en vertu de cette qualité qu'ils sont beaux.

HIPPIAS.

Comment se peut-il faire, Socrate, qu'une qualité que deux choses quelconques n'ont point chacune séparément, elles l'aient prises ensemble ?

[300c] SOCRATE.

Tu ne crois pas cela possible ?