Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/656

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Telles sont les raisons qui nous décident à admettre l’authenticité du Ménexène. Elles sont prises du Ménexène même et de son rapport avec les autres dialogues de Platon, où la critique de la mauvaise rhétorique et des démagogues ne joue guère un moindre rôle que la critique de la mauvaise dialectique et des sophistes. Quant aux raisons extérieures, elles surabondent. Le Ménexène est déjà cité par l’auteur de la rhétorique, et non-seulement le discours, mais le dialogue. Cicéron vante plusieurs fois cette oraison funèbre, et rapporte, comme un fait connu, qu’elle plut si fort aux Athéniens, que plus tard ils se la faisaient réciter chaque année. Enfin Denys d’Halicarnasse, Plutarque, Athénée, Longin, Proclus et Synesius la citent et la commentent. Cette suite non interrompue de témoignages, qui remonte jusqu’au siècle même de Platon, descend jusqu’au cinquième siècle après notre