Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/708

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publique. Aussi nous nous séparons entièrement de tous ceux qui, ne comprenant pas le vrai but de l'lon, et trouvant en effet celui qu'ils lui prêtent au-dessous de Platon, ont, sur cette raison, rejeté l'authenticité de ce dialogue. Mais si nous reconnaissons Platon, et Platon tout entier, dans l'esprit et la conception de ce petit ouvrage, nous avouons qu'il est difficile de le retrouver toujours dans l'exécution. Excepté la comparaison que nous avons citée, il n'y a pas un passage qui rappelle sa manière : peu de variété et d'abondance dans les idées, des citations longues et accumulées, un ton presque dogmatique substitué quelquefois à la modestie comique de Socrate, enfin l'absence de toute force dialectique, voilà bien des motifs pour douter au moins de l'authenticité de l'lon. Cependant est-il impossible que Platon, dans un moment d'humeur contre ce peuple de