Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/756

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est surtout remarquable par la beauté des formes ; et si une méthode sévère n’a point présidé à l’ordonnance de l’ensemble, un mouvement dramatique, vif et brillant comme la jeunesse, et une verve aimable et piquante anime tous les détails ; et, à défaut de conclusions précises, cette composition charmante vous laisse au moins les inspirations les plus pures. Un jour l’homme mûr reviendra sur la pensée du jeune homme, la dégagera des brillans nuages dont le sentiment et l’enthousiasme l’enveloppaient, et la mettant aux prises avec toutes les grandes opinions contraires, la faisant passer impitoyablement par le fer et par le feu de la contradiction et de la dialectique, la tirera de cette épreuve plus forte et plus claire, et, maître alors et d’elle et de lui-même, l’exposera dans un nouvel ouvrage tout différent du premier, où la méthode régnera presque seule, où la lu-