Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/806

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mal et pèche volontairement, que de l'autre manière ?

HIPPIAS.

Il serait bien étrange, Socrate, que l'homme volontairement injuste fût meilleur que celui qui est tel involontairement.

SOCRATE.

C'est pourtant ce qui paraît résulter de ce qu'on vient de dire.

HIPPIAS.

Non pas à moi, certes.

SOCRATE.

Je croyais, Hippias, que tu en jugeais de même. Réponds-moi donc de nouveau. La justice n'est-elle pas ou une force, ou une science, ou l'une et l'autre ? N'est-il pas nécessaire qu'elle soit [375e] une de ces trois choses ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Si la justice est une force de l'âme, l'âme qui aura le plus de force sera la plus juste ; car nous avons vu, mon cher, que c'était la meilleure.

HIPPIAS.

Nous l'avons vu en effet.

SOCRATE.

Si c'est une science, l'âme la plus instruite ne