Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/917

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a bien l'air de se servir d'un discours réel de Polus.

PAGE 98. — Cependant un Pittacus, un Thalès, un Bias, un Thalès et ceux qui sont venus de puis jusqu'à Anaxagoras, se sont tous ou presque tous éloignés des affaires publiques.

Ast voit ici une des preuves de la non authenticité de l'Hippias, car il semble que l'histoire est tout-à-fait contre Socrate, et que ce qui recommande surtout Pittacus et Bias, c'est leur sagesse politique. Meiners, Histoire des sciences chez les Grecs et les anciens (t. I, p. 45 ), accuse aussi Platon d'erreur. Schleiermacher, Heindorf et de Geer (in politic. Platonic. princip. page 111 ) voient ici une ironie de Socrate, dont le dessein est de fournir à Hippias une occasion de montrer son impertinence. D'ailleurs Heindorf, en montrant le côté ironique de ce passage, fait voir, et selon nous avec succès, que l'ironie n'est pas chargée, et qu'en effet tous les premiers sages, ou presque tous, préféraient la culture de la sagesse au maniement des affaires, et que quand ils s'en sont mêlés, c'a été par pur dévouement, et qu'ils ont quitté le pouvoir dès qu'ils l'ont pu, témoin Pittacus lui-même, qui abdiqua spontanément. (Voyez Heindorf, pages 123, 124.)