Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/924

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sens que θρεψάσης, comme le veut Hermann, Hymn. à Cérés, v. 226, et comme δέχεσθαι se prend souvent. Le vers d'Homère est décisif ; ὑποδέψομαι et θρέψει ou θρέψαι de Platon. Les traducteurs, y compris Loers et Schleiermacher, ont entendu, qui les recueille après leur mort. Mais il n'eût pas été naturel de lier ὑποδεξαζμένης à θρεψάσης par la même conjonctive καὶ, qui lie θρεψάσης à τεκούσης, si l'on eût voulu exprimer une opposition entre θρεψάσης et ὑποδεξαμένης. Nul doute que, surtout dans le langage antithétique de ce discours, l'auteur aurait mis : νῦν δὲ ὑποδεξαμένης.

PAGE 193. — Car c'est l'éloquence qui illustre et sauve de l'oubli les belles actions et ceux qui les ont faites.

Ἔργων γὰρ εὖ πραχθέντων λόγῳ καλῶς μνήμη καὶ κόσμος τοῖς πράξασι γίγνεται παραὰ τῶν ἀκουσάντων. BEKKER, p. 382, lig. 5.

Il est étrange que Schleiermacher et Loers (sans parler des autres traducteurs) se soient tous imaginé que c'était là un passif absolu. Ils ont entendu : après que les belles actions ont été faites, l'éloquence immortalise ceux qui les ont faites. Mais il faut joindre ἔργων εὖ