Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/945

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reusement changé ἅπαντα en πάντα; car πάντα γὰρ est la conséquence que cherche le sophiste, tandis que ἅπαντα est le principe dont il part.

PAGE 423. ― O Euthydème, s’écria-t-il, ton frère prête le flanc à une double réfutation.

Ὁ ἀδελφός σου ἐξημφοτέρικεν τὸν λόγον. BEKK., p. 450.

Schleiermacher remarque fort bien que pour entendre cette expression, qui malheureusement ne se trouve pas éclaircie dans le traité d’Aristote, il faut joindre à l’explication de Timée : εἰς ἀμφιβολὶαν ἀγαγεῖν τὸν λόγον, celle de Suidas : ὡς καθ’ ἑκάτερον ἐλέγχεσθαι. Car autrement il eût été ridicule de reprocher au sophiste une réponse à double sens, puisque c’était là précisément le mérite qu’il cherchait.

PAGE 425. ― Bon Dieu, Hercule. — Hercule est-il bon Dieu, ou bon Dieu est-il Hercule ?

Πυπὰξ ὦ Ἡράκλεις. ― Ὁ Ἡρακλῆς πυπάξ ἐστιν ἢ ὁ πυπὰξ Ἡρακλῆς;. BΕKK., p. 454.

Plaisanterie intraduisible. Routh veut qu’elle repose sur l’accent. Schleiermacher croit que le sophiste prend les deux vocatifs pour une apposition ; mais il est douteux que πύπαξ soit déclinable et puisse être un vocatif qui se prête à ce genre de plaisanterie.