Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/1050

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bles d’être sourds à sa voix, [358b] car ce serait laisser le champ libre à des hommes méprisables qui n’aspirent au pouvoir qu’avec de mauvaises intentions. En voilà assez sur ce sujet. Je m’occupe d’Échécrate et je continuerai à m’en occuper par considération pour toi, pour Phrynion, son père, et pour ce jeune homme lui-même.



LETTRE X.
Platon à Aristodore ; bonheur et sagesse.


J’apprends que tu es ce que tu as toujours été, un des meilleurs amis de Dion, et que tu as toujours réglé ta conduite sur les véritables principes de la philosophie : car la fermeté, la fidélité et la loyauté, voilà, selon moi, en quoi consiste la véritable philosophie. Pour tous les talents et toutes les sciences qui ont un but différent, je crois qu’on a bien raison de ne les nommer que des agréments. Porte-toi bien et demeure dans la pratique des bonnes habitudes que tu suis maintenant.



LETTRE XI.
Platon à Laodamas ; bonheur et sagesse.


Je t’ai déjà écrit qu’il était très important pour les affaires dont tu m’as parlé que tu vinsses toi-même à