Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/313

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c’est déterminer quelque chose en unissant les noms aux verbes. Aussi nous appelons cela discourir et non pas seulement nommer, et nous avons donné à cette union le nom de discours.

THÉÉTÈTE.

Fort bien.

L’ÉTRANGER.

Et comme il y a des choses qui s’accordent et d’autres qui ne s’accordent pas entre elles, de même il y a des signes vocaux qui ne s’accordent pas les uns avec les autres, et ceux qui s’accordent forment le discours.

THÉÉTÈTE.

J’en conviens.

L’ÉTRANGER.

Encore cette petite observation.

THÉÉTÈTE.

Laquelle ?

L’ÉTRANGER.

Un discours, quand il est, doit nécessairement être dit de quelque chose, et il serait impossible qu’il ne le fût de rien.

THÉÉTÈTE.

Soit.

L’ÉTRANGER.

Il faut aussi que ce discours ait telle ou telle qualité.