Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/465

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désavoue et sous lesquels il est difficile de vivre, quel est celui où la vie est le moins pénible, et quel est le plus pesant ? Faut-il nous occuper de cette question, quoiqu’elle soit étrangère au sujet que nous nous sommes proposé tout à l’heure ? Cependant c’est là peut-être au fond que tendait tout notre discoure.

LE J. SOCRATE.

Il faut s’en occuper ; pourquoi pas ?

L'ÉTRANGER.

Reconnais donc que parmi les trois espèces de gouvernement, c’est le même qui est à la fois le plus rude et le plus commode.

LE J. SOCRATE.

Que dis-tu ?

L'ÉTRANGER.

Rien autre chose, sinon que le gouvernement monarchique, celui du petit nombre et celui de la multitude, sont les trois dont il a été question entre nous au commencement du présent discours.

LE J. SOCRATE.

En effet.

L'ÉTRANGER.

Eh bien, divisons-les chacun en deux, et faisons-en six, en plaçant à part, comme le septième, le gouvernement conforme à la raison.