Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/488

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L'ÉTRANGER.

Et le caractère modéré, à son tour, ne devient-il pas, en entrant en possession de ces vérités, réellement sage et prudent, comme il sied au citoyen d’un État ; mais s’il y reste étranger, n’acquiert-il pas, à bien juste titre, une honteuse réputation de sotte simplicité ?

L'ÉTRANGER.

Tout-à-fait.

L'ÉTRANGER.

N’ajouterons-nous pas que les liens qui unissent les méchans entre eux et les bons avec les méchans, ne seront jamais fermes, ce qu’il n’est au pouvoir d’aucune science de former jamais, entre de pareils hommes, un tissu solide.

L'ÉTRANGER.

Comment le pourrait-elle ?

L'ÉTRANGER.

Et que c’est seulement chez les hommes heureusement nés et qui ont reçu une éducation digne de leur nature, que les lois peuvent produire ces idées ; idées qui sont justement le remède dont l’art fait usage, le lien divin par lequel il réunit, comme noils venons de le dire, des parties de la vertu dissemblables entre elles et dirigées en sens contraires.

L'ÉTRANGER.

Cela est très vrai.