Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/505

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il nous a paru évident qu’il faut attribuer à Socrate les mots τέλος γὰρ ἢ. θ., ainsi que ce qui suit ; comme le dit Schleiermacher, la seule répétition de ἤδη suffit à le prouver ; et d’ailleurs l’édition d’Alde contient déjà cet ordre d’interlocution. Quant à τέλος γὰρ ἤδη θεῷ, Heindorf, après avoir réfuté les interprétations et les conjectures de Ficin, d’H. Étienne, d’Abresch, de Fischer, toutes très malheureuses, déclare que, grammaticalement, il est impossible de trouver aucun sens à ces mots ; il lui paraiî étrange que Socrate parle ainsi de finir, presque au milieu de son discours et lorsqu’il va bientôt encourager Hermogène à faire de nouvelles questions : ἕως πάρεστιν ἡ ῥώμη… Voici comment cet ingénieux critique croit pouvoir remplir la lacune qu’il suppose exister dans ce passage : ἙΡΜ. Ταῦτα ἤδη μοι δοκεῖς, ὦ Σώκρατες, πυκνότερον ἐπάγειν, τέλος γὰρ ἤδη ἐπιθεῖναι βόύλεσθαι. ΣΩΚΡ, Ἀλλ’οὔπω, πρὶν ἀποκαμεῖν. Ἀλλὰ τοῦτο μὲν μελήσει τῷ θεῷ. Ἀνάγκην οὖν, etc. Mais en vérité il ne faut considérer ceci, de la part d’Heindorf, que comme un essai et comme un jeu de la critique. Sans rien changer au texte de Platon, on peut très bien ajouter, avec Schleiermacher, la courte réponse d’Hermogène, que nous avons admise et rendue par soit. Si on refuse cette addition, il faut attribuer à Hermogène, avec les manuscrits, mais contre toute vraisemblance, les mots ἀνάγκην δ’οὖν ἔτι βούλομαι