Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/661

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à moi, qui ai parlé hier, c’est aujourd’hui mon tour [27a] de me reposer et de vous écouter en silence.

CRITIAS.

Voici maintenant, Socrate, quelle hospitalité nous t’avons préparée : Timée, le plus savant de nous en astronomie et le plus versé dans la science de la nature, parlera le premier, d’abord de la naissance du monde, puis de la nature humaine. Après cela je prendrai des mains de Timée ces hommes dont il aura exposé l’origine, et des tiennes quelques-uns d’entre eux dont tu auras fait l’éducation ; [27b] et les appelant devant vous comme devant leurs juges, suivant l’institution et la loi de Solon[1], je parlerai de ces citoyens de notre république comme s’ils étaient ces Athéniens d’autrefois, dont les livres sacrés nous ont révélé la gloire ; en un mot, comme s’ils étaient en effet des citoyens d’Athènes.

SOCRATE.

Je vois que je serai, à mon tour, régalé d’un beau et magnifique entretien. C’est à toi, Timée, de commencer, lorsque tu auras obéi à la loi en invoquant d’abord les dieux, comme cela est convenable.

TIMÉE.

[27c] Oui. Socrate ; tout homme un peu raisonnable

  1. Petit. Legg. Att., p. 50.