Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/73

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venons de le faire voir, à toutes les attributions du dieu, à la science du vrai et du simple, à l’art de lancer des flèches toujours sûres, à l’art de purifier, à l’art de conduire en même temps Je mouvement du ciel et les concerts. Le nom des Muses et en général celui de la musique, paraῖt avoir été tiré de μῶσβαι, chercher, et de l’amour des recherches et de la philosophie. Lêtô[1] a été ainsi nommée à cause de sa douceur, comme une divinité disposée à vouloir[2] tout ce qu’on lui demande. Ou peut-être faut-il prononcer ce nom comme le font les étrangers : un grand nombre disent Léthô. Ce nom viendrait alors du caractère exempt de rigueur, doux et uni de cette déesse, λεῖον ἦθος. Artémis[3] paraît signifier, l’intégrité, τὸ ἐτεμές, la pureté, et se rapporter à son amour pour la virginité. Peut-être l’inventeur du nom a-t-il voulu dire qu’elle connaît la vertu, ἀρετῆς ἵστωρ ; peut-être encore a-t-il voulu exprimer la haine pour le commerce de la femme avec l’homme, ἄροτον μισήμασα ; il se sera déterminé sans doute par quelqu’une de ces raisons ou bien, par toutes à la fois.

  1. Latone.
  2. Du verbe dorien λῶ, λῇς, λῇ.
  3. Diane.