Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/874

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deux cas, μὲν (men) a bien son corrélatif dans δὲ (de), mais μάλιστα (malista) n’en a point. M. Windischmann, qui ne paraît pas se piquer d’une grande exactitude philologique, omet δὲ (de), détruit par conséquent tout rapport entre ἐϰείνοις μὲν μάλιστα (ekeinois men malista) et ἑπομένως ἡμῖν (hepomenôs hêmin) ou ὑμῖν (humin), rattache ἑπομένως (epomenôs) à εἰπεῖν (eipein), et le traduit par successivement. Was ihrer Weisheit nach das Beste ist, um es euch in einer Folgenreihe vorzutragen.


Page 119. — Nous avons admiré l’introduction ; maintenant, continue sans t’interrompre, et achève le discours.


Corrigez : Et achève l’hymne. — Il faut lire, en effet, νόμον (nomon) avec la plupart des manuscrits, Bekker et Stalbaum, au lieu de λόγον (logon). Le passage analogue de la République, livre vii, que cite Stalbaum, est décisif. Dans l’un et l’autre passage, νόμος (nomos) est un discours mesuré, un chant qui a son Προοίμιον (Prooimion) ; ces deux expressions s’attirent et se justifient l’une l’autre ; elles préparent au langage lyrique de ce qui suit.


Pages 116-118.


Ce morceau est le fondement de la Théodicée de Platon, qui explique l’univers, son harmonie et sa beauté, par une cause unique, d’une perfection accomplie, qui a fait le monde d’après un plan admirablement ordonné, et nécessairement antérieur et