Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/882

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Lorsque Dieu eut achevé de diviser, en parties proportionnelles, le mélange des trois essences, et de placer symétriquement toutes ces parties l’une à la suite de l’autre, il coupa en deux, dans le sens de la longueur, toute cette composition nouvelle ; et des deux lignes qu’il obtint ainsi, il forma deux cercles, dont le plus petit touche intérieurement le plus grand en deux points, éloignés l’un de l’autre de toute la longueur du diamètre du grand cercle. Il imprima ensuite à ces deux cercles un mouvement de rotation autour d’un même point ; et il appela mouvement du même celui du cercle extérieur, et mouvement du divers celui du cercle intérieur. Cette distinction ne peut être fondée sur une différence de nature, puisque les deux cercles sont formés du même mélange ; mais pendant que le cercle extérieur conserve son unité, et continue de se mouvoir d’un mouvement uniforme, Dieu divise le cercle intérieur, et d’un seul il en fait sept de grandeur inégale, auxquels il imprime des vitesses et des directions diverses. Ainsi divisé, le cercle intérieur appartient à la nature du multiple et du divers, et le cercle extérieur doit sa supériorité, non à son essence, mais à l’unité qu’il conserve.

Apres la division du cercle du divers en plusieurs cercles, le plus grand cercle intérieur garde toujours son premier diamètre et ses deux points d’intersection avec le cercle du même. Pour indiquer l’ouverture de