Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/906

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Page 195.

Nous reproduirons le passage qui termine la partie physique du Timée, pour faire voir avec quelle injustice, presque voisine du ridicule, Aristote accuse Platon d’avoir méconnu ou négligé le principe de la cause finale et du bien, et en même temps quelle ignorance il y a à prendre Platon pour un mystique qui méprise les faits, les causes prochaines et nécessaires, et ne considère que la cause divine et l’idée du bien. « Dieu employa toutes ces causes pour auxiliaires, mais il mit lui-même le bien dans toutes les choses engendrées. C’est pour cela qu’il faut distinguer deux sortes de causes, l’une nécessaire et l’autre divine ; et nous devons chercher en toutes choses la cause divine pour jouir d’une vie heureuse autant que notre nature le comporte : mais nous devons aussi étudier les causes nécessaires en vue de la cause divine elle-même, nous persuadant que sans elles il est impossible de comprendre cet objet suprême de nos études, ou de le connaître même de quelque façon que ce soit. »