Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/910

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Page 201.

Platon admet ici la divination, le pressentiment, mais seulement dans trois états : le songe, la maladie, l’enthousiasme. En effet, ces trois états modifient l’âme merveilleusement, et lui suggèrent des notions qu’elle n’a point dans les conditions ordinaires de son exercice. Mais le sage Platon se hâte d’ajouter que c’est à l’homme bien éveillé, à l’homme sain, à l’homme de sang froid, qu’il appartient d’examiner avec prudence ce qu’il a recueilli dans son passage à travers l’état extraordinaire où il s’est trouvé. Voyez sur l’enthousiasme le passage du Phèdre et celui du Banquet, sur les prophètes ou devins, le Phèdre encore, le viiie livre de la République, et le passage de Plotin, Ennéades ix, 6.


Pages 204-205.

Il est digne de remarque que Platon fasse une seule et même substance de l’encéphale et de la moelle épinière. L’expression même de moelle allongée se retrouve à peu près ici. Cette moelle est représentée comme l’ancre à laquelle Dieu a attaché les liens de l’organisation animale tout entière.