Page:Platon - Œuvres complètes, Les Belles Lettres, tome II.djvu/97

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NOTICE δι

Allemand, M. HornefTer, se fonde sur le fait que le Socrate du Charmide, dans la discussion avec Gritias, combat le γνώΟ•. σεαυτον et la doctrine qui ramène toute vertu à la science, c'est-à-dire les théories fondamentales du vrai Socrate ^ Pour que cette argumentation eût quelque valeur, il faudrait qu'on eût démontré d'abord que l'interprétation donnée ici au γνώθι σίαυτόν est celle du vrai Socrate, et ensuite que la science à laquelle il voulait ramener la vertu était la « science des sciences » telle que l'entend Gritias. Or cette démonstra- tion reste à faire. Que le Socrate des dialogues ait souvent exprimé la pensée de Platon et non celle du vrai Socrate, c'est l'évidence même, quoi qu'en ait pu penser un de ses récents éditeurs. Mais que Platon, en faisant ainsi parler son maître, ait eu parfois l'intention de le réfuter expressément, de rompre en visière avec lui, c'est ce qu'on admettra diiTici- lement. Même lorsque Platon dépasse ouvertement la pensée de Socrate, il est probable qu'il croyait bien plutôt le com- pléter que le contredire, et qu'il envisageait sa propre philo- sophie comme la continuation légitime d'une pensée qui n'avait pu atteindre à toutes les conséquences des principes posés par elle.

��IV

LE TEXTE

Le texte qui >uil repose avant tout sur le Bodleianus (B), coUationné par Schanz et Burnct. Β conserve seul la vraie leçon dans certains passages (notamment Βατι'λης, p. i63a/|); mais il |)orle aussi des traces nombreuses d'inattention, que le VenelusT redresse utilement. Quelques variantes intéressantes à divers titres sont fournies par le Vindobonensis W, coUationné avec grand soin par Schanz et par un collaborateur dcBurnet.

I. Platon gegen Sokrateê. Leipzig, igo^. Cf. Revue critique, juin 1906, art. do My.

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