Page:Plaute - Comédies, traduction Sommer, 1876, tome 1.djvu/117

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ARGUMENT.


Un vieil avare, Euclion, qui se fie à peine à lui-même, a trouvé une marmite pleine d’or qu’on avait enfouie dans sa maison ; il s’empresse de l’enterrer de nouveau bien profondément, et la garde au milieu d’angoisses mortelles. Lyconide a violé la fille d’Euclion ; sur les entrefaites, un vieillard, Mégadore, que sa sœur presse de se marier, demande la fille de notre avare. Le vieux ladre donne parole à grand’peine, et, tremblant pour sa marmite, il l’emporte de chez lui et la cache en différents endroits. Un esclave de ce Lyconide qui a violé la jeune fille s’empare du trésor, et Lyconide décide son oncle Mégadore à lui abandonner celle qu’il aime. Euclion retrouve contre tout espoir la marmite qu’on lui avait dérobée, et accorde de bon cœur la main de sa fille à Lyconide.



AUTRE ARGUMENT[1].


Euclion garde avec une vigilance extrême une marmite pleine d’or qu’il a trouvée et qui lui cause mille tourments. Lyconide viole la fille de l’avare. Mégadore veut l’épouser sans dot, et, pour décider Euclion, il fournit le festin et les cuisiniers. Euclion tremble pour son or, et va le cacher hors de chez lui. Un esclavede l’amant, qui a tout vu, dérobe le trésor. Lyconide rapporte la marmite à Euclion, qui lui donne à la fois l’or, sa fille et le nouveau-né.


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  1. Cet argument, qui est acrostiche, est attribué au grammairien Priscien.