Page:Plaute - Comédies, traduction Sommer, 1876, tome 1.djvu/250

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TYNDARE. Il sera donc récompensé selon ses mérites. (A Hégion.) Mais répondez, je vous en prie ; vous êtes mon père ?

HÉGION. Oui, mon enfant.

TYNDARE. En effet, à présent que j’y pense, que je rassemble mes souvenirs.... Oui, je me rappelle, mais comme à travers un nuage, que j’ai entendu appeler mon père Hégion.

HÉGION. C’est moi.

PHILOCRATE. Çà, délivrez votre fils de ses fers, et chargez-en ce coquin.

HÉGION. C’est la première chose que nous ferons. Entrons, et faisons venir le serrurier ; il te retirera ces entraves pour les donner à ce drôle.

STALAGME. Le don est bien venu, car je n’ai pas une obole d’économie.


LE CHEF DE LA TROUPE.


Spectateurs, dans cette pièce on a pris pour modèle les bonnes mœurs. On n’y voit ni caresses lascives, ni amourettes, ni supposition d’enfant, ni escroquerie, ni courtisane affranchie par un jeune galant en cachette de son père. Les poètes ne trouvent pas souvent de ces comédies, où les bons peuvent devenir meilleurs encore. Si la pièce vous plait, si nous avons trouvé grâce à vos yeux et ne vous avons point causé d’ennui, prouvez-le ainsi (il fait le geste d’applaudir). Et vous qui voulez que la vertu soit récompensée applaudissez.



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