Page:Plaute - Comédies, traduction Sommer, 1876, tome 1.djvu/286

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sante Vénus, tu m’as fait la vie bien douce, en me donnant un pareil trésor. Gentille mignonne !

OLYMPION. Ma petite femme !… Aïe !

STALINON. Qu’y a-t-il ?

OLYMPION. Elle m’a marché sur le pied.

STALINON, à part. Faisons semblant de badiner. (Haut.) La rosée n’est pas plus tendre que son…

OLYMPION. Ah ! la gentille petite gorge !… Aïe ! aie !

STALINON. Qu’est-ce ?

OLYMPION. Elle me donne un coup de coude dans l’estomac.

STALINON. Eh ! aussi, comme tu la touches ! Moi qui la caresse tout doucettement, elle ne me fait rien.

OLYMPION. Aïe !

STALINON. Qu’y a-t-il encore ?

OLYMPION. Peste, quelle vigueur ! D’un autre coup de coude, elle m’a presque couché par terre.

STALINON. Eh bien, c’est qu’elle veut s’aller coucher.

OLYMPION. Allons-y.

STALINON. Va bellement, ma toute belle. (Ils entrent dans la maison d’Alcésime.)


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ACTE V.


SCÈNE I. — PARDALISQUE, MYRRHINE.

PARDALISQUE. Maintenant que nous avons été bien traitées, bien régalées, nous sortons dans la rue pour voir les jeux nuptiaux.

MYRRHINE. De ma vie je n’ai tant ri, et jamais, je crois, je ne rirai tant qu’aujourd’hui. Je suis curieuse de savoir ce que devient Chalinus, ce nouveau marié, avec le nouveau mari. Jamais poète n’imagina un artifice plus adroit que celui qui est sorti de notre fabrique. Je voudrais à présent voir arriver le vieillard la figure pochée. C’est le plus infâme barbon qu’il y ait sur la terre, et, à mon sens, il vaut moins encore que l’autre qui l»i prête sa maison. Fais sentinelle ici, Pardalisque, et moque-toi bien du premier qui va se montrer.

PARDALISQUE. De tout mon cœur ; je n’en suis pas à mon début.