Page:Plutarque - Vies, traduction Ricard, 1829, tome 13.djvu/75

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amendes qu'il prononçait des qualifications outrageantes. Les revenus publics avaient été dilapidés : il les fit rendre aux villes, qui par là se trouvèrent fort riches ; et, sans frapper d'ignominie les prévaricateurs, il se contenta de leur faire restituer ce qu'ils avaient pris. II eut aussi une occasion de faire la guerre et mit en fuite les brigands qui habitaient le mont Amanus. Cette victoire lui mérita le titre d'imperator. L'orateur Coelius lui avait écrit de lui envoyer de la Cilicie des panthères, pour des jeux qu'il devait donner à Rome : Cicéron, qui était bien aise de relever ses exploits, lui répondit qu'il n'y avait plus de panthères en Cilicie ; qu'irritées d'être les seules à qui l'on fit la guerre, pendant que tout le reste était en paix, elles avaient toutes fui dans la Carie.

En revenant de la Cilicie, il passa d'abord à Rhodes, et ensuite à Athènes, où il séjourna quelque temps avec plaisir, par le souvenir des habitudes qu'il avait eues autrefois dans cette ville. Il y vit les hommes les plus distingués par leur savoir, et qui tous avaient été ses amis et ses compagnons d'étude. Après avoir fait l'admiration de toute la Grèce, il revint à Rome, où il trouva les esprits tellement échauffés, que la guerre ne devait pas tarder à éclater.

XXXVII. Le sénat voulut lui décerner le