Page:Poe - Contes inédits traduction William L. Hughes, Hetzel.djvu/313

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et dès que sa santé chancela, vous l’avez bénie, parce qu’elle allait mourir. Qui de vous lira le rituel ? Qui donc entonnera le Requiem ? Sera-ce toi, le mauvais œil, ou toi, langue de vipère, qui avez creusé la tombe de l’innocente qui vient de mourir, et de mourir si jeune ? »


III

Peccavimus, mais ne délirez pas ainsi, ô Guy de Vere ! et que notre oraison monte vers Dieu d’un ton assez solennel pour que la morte n’ait pas à en souffrir ! La douce Lénore a pris les devants, avec l’Espoir qui voltigeait à ses côtés ; votre raison est troublée par la perte de celle qui allait devenir votre épouse, — de la belle, de la gracieuse, qui gît abattue, dont les cheveux fauves rayonnent, mais dont le regard est terne, dont les cheveux rayonnent encore, mais dont le regard reste voilé.


IV

« Arrière ! ce soir, j’ai le cœur léger. Je n’entonnerai nulle hymne funéraire ; c’est avec un chant d’allégresse des vieux jours que je veux soutenir mon ange dans son vol ! Que les cloches se