Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/111

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occupant l’espace à travers lequel la matière universelle a été également éparpillée, par le moyen de l’irradiation, de la particule absolue, indépendante, inconditionnelle, placée au centre de la sphère.

Un certain effort de la puissance expansive (que nous présumons être la Volonté Divine), — en d’autres termes, une certaine force, dont la mesure est la quantité de matière, c’est-à-dire le nombre des atomes, — a émis, émet, par irradiation, ce nombre d’atomes, les chassant hors du centre dans toutes les directions, leur proximité réciproque diminuant à mesure qu’ils s’éloignent de ce centre, jusqu’à ce que finalement ils se trouvent éparpillés sur la surface intérieure de la sphère.

Quand les atomes ont atteint cette position, ou pendant qu’ils tendaient à l’atteindre, un second exercice inférieur de la même force, — une seconde force inférieure de la même nature, — émet de la même manière, par irradiation, une seconde couche d’atomes qui va se déposer sur la première ; le nombre d’atomes, dans ce cas comme dans le premier, étant la mesure de la force qui les a émis, —