Page:Poincaré - Thermodynamique (ed. 1908).djvu/149

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1 So › T1-THERMODYNAMIQUE.

C

déterminées, il ne peut être en défaut pour des corps à toute autre température.

Une conséquence importante de cette démonstration est que le principe de Clausius ne pourrait être faux, dans le cas des températures très élevées, que s’il l’était pour des températures ordinaires. Comme dans ce dernier cas ce principe n’a jamais été trouvé en défaut, nous pouvons l’appliquer aux corps dont les températures sont très élevées (ou très basses).

Nous avons vu plus haut, au § 15, que si deux corps sont en équilibre de température avec un même troisième, ils sont en équilibre de température entre eux. Ce fait expérimental est un cas particulier du principe de Clausius. En effet, on voit d’abord que c’est un cas limite de l’énoncé plus général suivant : Si le corps A peut céder de la chaleur au corps B de telle façon que sa température doive être regardée comme plus élevée, et si le corps B peut céder de la chaleur au corps C de telle sorte que temp. A > temp. B, temp. B > temp. C, il ne peut pas arriver que le corps C puisse céder de la chaleur à A, ce qui supposerait

temp. A < temp. C.

, Et, en effet, B pourrait céder de la chaleur à C, qui la céderait ensuite à A, de telle sorte que, finalement, le corps froid B aurait cédé de la chaleur au corps chaud A, contrairement au principe de Clausius.