Page:Porto-Riche - Bonheur manqué, 1889.djvu/34

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On t’a donné le buis clément,
On t’a donné de vertes palmes ;
Moi, pour te faire des jours calmes,
Je te donne mon dévouement.

Ce qu’à genoux ta foi réclame,
La bonne chance et le soutien,
Mieux que ton fétiche chrétien,
Je te l’apporte, ma chère âme.

À la muraille on voit jaunir
La branche sainte prise aux haies.
Je t’offre, au Dimanche des Baies,
L’amour qui ne doit pas finir.

C’est aujourd’hui Pâques fleuries,
La ville est pleine de rameaux.
Aux pauvres âmes attendries,
Jésus permet l’oubli des maux.