Page:Porto-Riche - Bonheur manqué, 1889.djvu/76

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Des épreuves qui furent nôtres
Je ris, depuis qu’elle consent.
Sera-ce comme avec les autres ?
Mon cœur est-il un impuissant ?

Je ne suis plus de connivence
Avec le sien qui frémira ;
Hélas ! je les connais d’avance,
Tous les mots qu’elle me dira.

J’entends déjà l’aveu funeste
Qui de sa bouche va sortir,
Et par moments je la déteste
D’être obligé de lui mentir.

Car mes lèvres sont condamnées
À lui redire bien longtemps
Toutes les phrases dédaignées,
Aux jours tristes et palpitants.

Il ne faut pas trop faire attendre,
Il ne faut pas humilier ;
La plus altière peut se rendre,
Le plus épris peut oublier.