Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/100

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 92 )

min. Il se présenta devant moi, faisant des yeux épouvantables, et tirant une langue rouge comme un fer sortant de la fournaise. Je demandai grâce, ce fut en vain ; d’une main il me saisit à la gorge, et de l’autre, il m’arracha l’œil qui me manque ; à la place de mon œil, il entra sa langue brûlante, il m’en lécha le cerveau, et me fit rugir de douleur.

» Alors l’autre pendu, qui m’a voit saisi la jambe gauche, voulut aussi jouer de la griffe. D’abord il commença par me chatouiller la plante du pied qu’il tenoit. Puis le monstre en arracha la peau, en sépara tous les nerfs, les mit à nu, et voulut jouer dessus comme sur un instrument de musique ; mais comme je ne