Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/101

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rendois pas un son qui lui fit plaisir, il enfonça son ergot dans mon jarret, pinça les tendons, et se mit à les tordre comme on fait pour accorder une harpe ; puis il commença à jouer sur ma jambe, dont il avoit fait un psalterion. — J’entendis son rire diabolique. — La douleur m’arrachoit des mugissemens affreux. — Les hurlemens de l’enfer y firent chorus. — Mais lorsque les grincemens des damnés frappèrent mes oreilles, il me sembla que chacune de mes fibres étoit broyée sous les dents des frères Zoto. — Enfin, je perdis connoissance.

» Le lendemain, des pâtres me trouvèrent dans la campagne, et me portèrent à cet ermitage. J’y ai confessé