Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/103

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sangles ; je m’y couchai ; et l’ermite me souhaita le bon soir.

Lorsque je me trouvai seul, le récit de Pascheco me revint à l’esprit ; j’y trouvois beaucoup de conformité avec mes propres aventures ; et j’y réfléchissois encore ; lorsque j’entendis sonner minuit. Je ne savois pas si c’étoit l’ermite qui sonnoit, ou si j’aurois encore affaire à des revenans. J’entendis gratter à ma porte ; j’y allai, et je demandai : Qui va là ?

Une petite voix me répondit : « Nous avons froid ? ouvrez-nous, ce sont vos petites femmes. »

— « Ouida, maudits pendus ; leur répondis-je, retournez à votre gibet et laissez-moi dormir. »

Alors la petite voix me dit : « Tu