Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/111

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les attraits d’une demoiselle encore assez jeune, appelée Uraque de Gomélèz, fille de l’Oidor de Grenade, et du sang des anciens rois du pays. Des amis communs, eurent bientôt rapproché les parties intéressées, et le mariage fut conclu.

» Mon père jugea à propos d’inviter à sa noce tous les gens avec lesquels il s’étoit battu. Il s’en trouva cent vingt-deux présens, treize absens de Madrid, et trente-trois dont il n’avoit pas de nouvelles. Ma mère m’a dit souvent que cette fête avoit été extraordinairement gaie, et que l’on y avoit vu régner la plus grande cordialité ; ce que je n’avois pas de peine à croire, car mon père avoit au fond