Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/122

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premier soin fut de rendre ses devoirs au colonel, qui s’appeloit le marquis d’Urfé : c’étoit un homme dont on faisoit le plus grand cas à la cour. Il reçut mon père avec une extrême obligeance, et lui offrit de le présenter au ministre, ainsi que dans les meilleures maisons. Mon père le remercia, et le pria seulement de le présenter au duc de Tavannes, qui étoit alors doyen des maréchaux, parce qu’il voulût être informé de tout ce qui regardoit le tribunal du point d’honneur, dont il s’étoit fait toujours la plus haute idée, et dont il avoit souvent parlé en Espagne comme d’une institution très-sage, et qu’il auroit bien voulu voir introduire dans le royaume. Le