Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/127

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château, et je suis venu au monde neuf mois après, jour pour jour.

Tandis que l’on travailloit avec beaucoup d’activité aux réparations les plus nécessaires, mon père reçut une lettre qui le combla de joie : elle étoit signée par le maréchal de Tavannes ; et ce seigneur lui demandoit son opinion sur une affaire d’honneur qui alors occupoit le tribunal. Cette faveur authentique parut à mon père d’une telle conséquence, qu’il la voulut célébrer en donnant une fête à tout le voisinage. — Mais nous n’avions pas de voisins, si bien que la fête se borna à un fandango, exécuté par le maître d’armes et la signora Frasca, première camériste de ma mère.