Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/128

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» Mon père, en répondant à la lettre du maréchal, demanda qu’on voulût bien, dans la suite, lui communiquer les extraits de procédures portées au tribunal. Cette grâce lui fut accordée ; et tous les premiers de chaque mois il recevoit un cahier qui suffisoit, pendant plus de quatre semaines, aux entretiens qui avoient lieu dans les soirées d’hiver autour de la grande cheminée ; et pendant l’été, sur deux bancs devant la porte du château.

» Pendant toute la grossesse de ma mère, mon père lui parla toujours du fils qu’elle auroit, et il songea à me donner un parrain. Ma mère penchoit pour le maréchal de Tavannes ou pour le marquis d’Urfé.