Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/132

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ne pût se passer d’un confesseur qui savoit cette langue : de cette manière, je n’eus pas auprès de moi les deux hommes qui, avant ma naissance, avoient été destinés à faire mon éducation. Cependant on me donna un valet de chambre espagnol, pour m’entretenir dans l’usage de la langue castillane.

» Je partis pour Spa avec mon parrain ; nous y passâmes deux mois ; nous fîmes un voyage en Hollande, et arrivâmes à Tournai vers la fin de l’automne. Le chevalier de Bélièvre répondit parfaitement à la confiance que mon père avoit eue en lui ; et pendant six ans, il négligea rien de ce qui pouvoit contribuer à faire un jour de moi un