Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/131

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les principes qui dévoient un jour déterminer ma conduite.

» Il fut d’abord question de me faire accompagner par Garcias de Hierro, parce que mon père jugeoit que la plus noble manière de se battre étoit avec l’épée dans la main droite, et le poignard dans la main gauche ; genre d’escrime tout à fait inconnu en France. Mais comme mon père avoit pris l’habitude de tirer tous les matins à la muraille avec Hierro, et que cet exercice étoit devenu nécessaire à sa santé, il ne crut pas devoir s’en priver.

» Il fut aussi question d’envoyer avec moi le théologien Innigo Velez ; mais comme ma mère ne savoit que l’espagnol, il étoit bien naturel qu’elle