Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/141

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 133 )

terne sur le maître autel, et alluma les cierges comme pour vêpres : ensuite il se mit à balayer l’église et nétoyer les bancs ; il passa même plusieurs fois près de Trivulce, mais il ne parut point l’apercevoir.

» Enfin, il alla à la porte de la sacristie et sonna la cloche. — Alors les tombeaux s’ouvrirent, les morts y parurent enveloppés de leurs linceuils, et entonnèrent des litanies sur un ton fort mélancolique.

» Après qu’ils eurent ainsi psalmodié pendant quelque temps, un mort, revêtu d’un surplis et d’une étole, monta en chaire, et dit : « Mes frères, je suis ici pour publier les bans de Thibaldo et de