Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/142

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Nina dei-Gieraci : damné Trivulce, y faites-vous opposition ? »

Mon père interrompit ici le théologien, et se tournant vers moi, il me dit : « Mon fils Alphonse, à la place de Trivulce, auriez-vous eu peur » ?

Je lui répondis : « Mon cher père, il me semble que j’aurois eu grand’peur ».

Alors mon père se leva furieux, sauta sur son épée, et voulut me la passer au travers du corps. On se mit au-devant lui, et enfin on l’appaisa un peu. Cependant, lorsqu’il eût repris sa place, il me lança un regard terrible et me dit : « Fils indigne de moi, ta lâcheté déshonore en quelque sorte le régiment