Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/162

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préserver des démons. Je ne voulus plus lui en parler, et je montai à cheval.

Chemin faisant, je me mis à réfléchir sur les maximes que je venois d’entendre, ne pouvant pas concevoir qu’il y eût, pour les vertus, des bases plus solides que le point d’honneur, qui me sembloit comprendre, à lui seul, toutes les vertus. J’étois encore occupé de ces réflexions, lorsqu’un cavalier, sortant tout-à-coup de derrière un rocher, me coupa le chemin et me dit : « Vous appelez-vous Alphonse » ? — Je répondis qu’oui.

— « Si cela est, je vous arrête de la part du roi et de la très-sainte inquisition. Rendez-moi