Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/163

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 155 )

votre épée ». — J’obéis sans réplique. Alors le cavalier donna un coup de sifflet, et de tous les côtés, je vis des gens armés fondre sur moi. Ils m’attachèrent les mains derrière le dos, et nous primes, dans les montagnes, un chemin de traverse, qui, au bout d’une heure, nous conduisit à un château fort. Le pont-levis se baissa et nous entrâmes ; comme nous étions encore sous le donjon, l’on ouvrit une petite porte de côté, et l’on me jeta dans un cachot, sans se donner seulement la peine de défaire les liens qui me tenoient garrotté.

Le cachot étoit tout-à-fait obscur, et n’ayant pas les mains libres pour les mettre devant moi, j’aurois eu