Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/197

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mélancolie, et n’en sortit que lorsque mon père lui eut promis une aiguille pareille à celle de sa sœur. Cependant, comme il n’avoit ni argent, ni moyens de s’en procurer, et qu’une pareille aiguille coûtoit quarante-cinq onces, il devint bientôt aussi mélancolique que ma mère l’avoit été quelques jours auparavant.

» Sur ces entrefaites, il reçut la visite d’un brave du pays, appelé Grillo-Monaldi, qui vint chez lui, pour faire nétoyer ses pistolets. Monaldi s’apercevant de la tristesse de mon père, lui en demanda la raison, et celui-ci ne la lui cacha point. Monaldi, après un instant de réflexion, lui parla en ces termes :