Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/206

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que vous ayez fait quelqu’action d’éclat. Tous les soirs, lorsque vous aurez fini votre ouvrage, armez-vous d’une épée, mettez un poignard à votre ceinture, et promenez-vous d’un air un peu fier, vers le portail de la Madonne, peut-être quelqu’un viendra-t-il vous employer. Adieu, puisse le ciel bénir vos entreprises ».

» Mon père fit ce que Monaldi lui avoit conseillé, et bientôt il s’apperçut que plusieurs cavaliers et les sbires même le saluoient d’un air d’intelligence. Au bout de quinze jours de cet exercice, mon père fut un soir accosté par un homme bien mis, qui lui dit : « Monsieur Zoto, voici cent onces que je vous donne.