Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/207

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Dans une demi-heure, vous verrez passer deux jeunes gens, qui auront des plumes blanches à leurs chapeaux ; vous vous approcherez d’eux avec l’air de vouloir leur faire une confidence, et vous direz à demi-voix : qui de vous est le marquis Feltri ? — L’un d’eux dira, c’est moi. — Vous lui donnerez un coup de poignard dans le cœur. L’autre jeune homme, qui est un lâche, s’enfuira ; alors vous achèverez Feltri. Lorsque le coup sera fait, n’allez pas vous réfugier dans une église ; retournez tranquillement chez vous, et je vous suivrai de près ». — Mon père exécuta ponctuellement les instructions qu’on lui avoit données ; et lorsqu’il fut de re-